Atelier Gaudérique de Vivie

17 septembre 2011

le voyage des piments:J.E.P. septembre 2011

Le voyage des pigments

 

Un pigment  est une substance colorée, naturelle ou artificielle, d'origine minérale ou organique, généralement insoluble, qui colore la surface sur laquelle on l’applique sans pénétrer dans les fibres contrairement à la teinture. (Petit Robert)

Au fil du temps, grâce aux commerces et ensuite à la chimie, la variété des pigments disponibles s'accroît et les connaissances se précisent offrant de nouvelles possibilités créatrices.

Les pigments viennent de partout. Certains sont  trouvés aux environs de leur lieux d’utilisation, et d’autres  sont l’objet de transactions commerciales et donc de voyage… !

 

Pigments  d’origine naturelle : La couleur foisonne partout dans la nature, sur les animaux, les plantes, les montagnes…

  • Minérale : Terres, ocres, lapis-lazuli, cinabre, oxydes de fer naturels….
  • Animale: Les colorants peuvent être extraits d'organismes vivants : la cochenille/kermès pour des rouges carmins, écarlates ou cramoisis., l’os ou ivoire pour le noir, la sépia (encre de seiche).

Le murex pour le pourpre qui colore depuis des millénaires la robe des sénateurs ou des cardinaux à Rome…

  •  Végétale : (bistre, indigo, charbon de bois), présente dans les cellules d'un organisme vivant (cochenille), suffisamment stable pour perdurer dans le temps.

Parmi les plantes tinctoriales les plus connues furent :

l'indigo tiré de l'indigotier pour la production du bleu indigo

la guède ou pastel des teinturiers pour la production du bleu pastel

la garance, pour la laque rouge de garance

le safran tiré du Crocus sativus. Loin devant le caviar et les truffes, c'est le produit alimentaire le plus cher au monde puisqu'il se négocie couramment autour de 2 000 euros le kg…Il faut 160 000 fleurs pour faire un kilo de safran.

la gaude pour la laque jaune de gaude (ou des verts en association avec le bleu de guède)…

La substance organique produisant la couleur est extraite de divers parties constitutives de la plante : les feuilles, les racines ou le tronc.

 

 

Pigments synthétiques : fabriqués artificiellement. À partir du XIXe siècle, beaucoup de ces colorants ont été fabriqués de manière synthétique (l'alizarine remplace la garance, la mauvéine, aniline, fuchsine) Beaucoup sont aujourd'hui remplacés par des composés synthétiques.

  • d'une source minérale comprennent des liaisons chimiques avec des métaux (sulfure, oxydes synthétiques, plomb, cadmium, chrome, cobalt mercure). La fabrication de certain de ces pigments de synthèse est connue depuis l'antiquité (bleu égyptien, vermillon).
  • d'une source organique, issu de la chimie du pétrole et basé sur des liaisons carbone (pérylènes, phtalocyanines, azoïque). Leur découverte date du XIXe siècle et, constamment améliorés, ils sont les plus utilisés aujourd'hui.

En art ou en industrie, les pigments se présentent sous la forme de poudres, généralement broyées plus ou moins finement avant d'être mises en suspension dans un liant liquide, plus ou moins fluide (colles animales,  chaux, caséine, blanc d’œuf, gomme arabique, huiles, acrylique), afin d'obtenir les peintures ou les encres. Ils sont généralement insolubles dans le milieu se fixant à la surface du support sur lequel on l'applique, contrairement aux teintures qui pénètrent dans les fibres.

 

En peinture, les pigments doivent répondre à plusieurs critères :

Résistance à la lumière : certains pigments se décolorent lorsqu'ils sont exposés à la lumière. Les pigments fugaces sont aujourd'hui éliminés des nuanciers.

Miscibilité (compatibilité) avec les autres pigments : certains pigments réagissent entre eux, tel ceux à base de plomb (blanc d'argent) qui noircissent au contact de couleurs contenant du soufre (cadmiums, outremer).

Pouvoir couvrant : les pigments sont naturellement opaques, semi-opaques, semi-transparents ou transparents (il est aujourd'hui possible de donner ces qualités artificiellement)

Pouvoir colorant : certains pigments tâchent le support de manière durable tandis que d'autres s'effacent facilement.

 

Les pigments à travers le temps

 

Les colorants étaient connus et utilisés depuis la plus haute Antiquité. Les Sumériens, les Grecs, les Romains, les Égyptiens, les Maya,, etc. les utilisaient abondamment, notamment comme teintures pour les tissus ou pour des produits cosmétiques.

Sur les premières œuvres d'art rupestre, les couleurs sont trouvées naturellement dans la nature, comme les ocres, la craie, ou « fabriquées comme la suie. Ils sont utilisés purs ou mélangés pour créer d'autres couleurs, ce qui offre de nouvelles perspectives.

 

Les premiers pigments à avoir été utilisés par les hommes sont les terres que l’on trouve partout. C’est le fer qui est responsable de la couleur de ces terres : son abondance dans la croute terrestre explique la grande variété : terres rouges, jaunes, vertes, brunes … Elles sont faciles à  trouver.

Toutes les   civilisations ont utilisé la couleur. La première utilisation connue remonte au paléolithique inférieur (- 350 000 ans), pour la décoration corporelle  ou le tannage des peaux.

Dés le troisième millénaire, les égyptiens fabriquent un pigment de synthèse à base de silicate double et de calcium, qui pallie la carence en minéraux bleus localement disponibles. Exporté vers  Rome, les  romains l’appelleront le bleu d’Alexandrie.

 Rome saura recueillir l’héritage égyptien et grec et le faire fructifier. Les peintures de Pompéi  et d’Herculanum en sont les témoins. Ce sont des fresques c'est-à-dire peintes sur un mortier de chaux frais ; certains pigments comme le blanc de plomb ou l’indigo ne peuvent être utilisés dans cette technique qui ne tolère aucun repentir. Bien exécutée, une fresque se conserve très bien, et les couleurs nous sont parvenue intactes. Malgré l’étendue des territoires  il est étonnant de retrouver les mêmes couleurs en divers endroits : même bleu d’Alexandrie, même terre rouges, jaunes ocres…en Gaule en Roumanie, dans les pays scandinaves, au proche orient, ou en Afrique du nord…des milliers d’exemples dans tout le monde romain. Les grands fonds monochromes sont constitués de pigments purs, ocres jaunes ou rouges, terre verte, blanc de carbonate de calcium ; les plus onéreux comportent du bleu d’Alexandrie ou du vermillon de cinabre. L’emploi de la terre verte est propre au monde romain. Utilisée aussi bien pour les décors que pour les fonds unis : l’analyse d’un vert céladron daté de l’an 10 après J.C. montre que le peintre a utilisé un mélange de céladonite de Véronne, d’une glauconie provenant d’une vallée prés de Nice et d’un bleu d’Alexandrie de la fabrique de Pouzzoles.

Le vermillon de cinabre de la villa des mystères à Pompéi, est un pigment très onéreux : importé d’Espagne, le minerai était synthétisé dans un atelier de Rome. Pline l’ancien nous indique qu’il coutait aussi cher que le bleu d’Alexandrie soit 15 fois le prix de l’ocre rouge d’Afrique.

De cette époque, nous possédons de nombreux textes techniques ou législatifs traitant des matériaux de la couleur. Ils précisent la nature des différents pigments, leurs provenances, leurs prix selon la qualité et les chemins parcourus. Ainsi, on peut suivre l’extraction du vermillon de cinabre d’Espagne, son transport à Rome sous bonne garde, et les ventes publiques dont il est l’objet. Dans l’épave d’un vaisseau qui s’est abimé en mer au large de Marseille en 47 avant J.C.  on a retrouvé des amphores et des pigments : Bleu d’Alexandrie, du rouge de litharge, du rouge de réalgar. A défaut d’indications précises, une analyse des cristaux (taille et forme) apporte  de précieux éléments  sur l’origine géographique du minerai. On sait donc qu’un réseau commercial important était donc en place à travers l’empire romain.

La couleur pourpre était obtenue à partir du broyage de mollusques appelés Murex. Il fallait environ 10 000 mollusques pour faire 1 gr. de colorant.

A la chute de l’empire romain, beaucoup de ces savoirs-faires sont perdus.

Au moyen âge, les terres sont encore utilisées, mais les artistes leurs préfèrent des couleurs plus vives. Cette évolution est liée aux nouveaux supports utilisés comme la toile de lin ou le parchemin et le papier qui remplacent le papyrus. De nombreux codex  nous sont parvenus, protégeant au cœur des pages les couleurs lumineuses des illustrations.

Les peintres du moyen âge se servent surtout de pigments minéraux importés

Des progrès considérables sont faits dans le domaine de la teinture. La plupart des matières colorantes sont importées des Indes, des îles de Sonde et de Ceylan. Les marchands arabes les achètent, puis les transportent par mer jusqu’à Ormuz, puis par terre jusqu’à Alexandrie, Bagdad, Chypre… Les précieux pigments sont alors vendus aux marchands génois, vénitiens, de Pise…

Les artistes du moyen âge se servent souvent de pigments importés.  Ainsi le bleu d’Alexandrie est détrôné au profit du bleu de lapis-lazuli d’Orient ou d’azurite,  de terres vertes, ocres rouge, jaune ou d’orpiment… Mais également de colorants utilisés pour la teinture sous forme de laque : rouge des cochenilles, bois rouge du brésil (laque de brésil), ou de Colombie (rouge colombine) ou graine de Perse (laque jaune dite « stil de grain »), laques de garance…

La gamme des couleurs s’agrandit  entre le IX et le XV siècle ainsi que les techniques de peinture. Certaines couleurs héritées de l’Antiquité sont détrônées au profit de pigments plus faciles à obtenir. Le  rose violet du tournesol remplace le pourpre de Tyr, On utilise le blanc de Troyes ou de Rouen plutôt que la craie d’Erithrie, le lapis-lazuli plutôt que le bleu d’Alexandrie, ou le bleu de guède qui vient  de Normandie, d’Angleterre ou d’Allemagne.

L e moyen âge est aussi le temps des progrès en chimie, avec l’invention de nouveaux procédés de chauffe, d’extraction de nouveaux produits, utilisation de l’alcool…De nouvelles couleurs artificielles comme le rouge vermillon qui vient d’un mélange de souffre et de mercure, du jaune d’orpiment issu de l’union du souffre et de l’arsenic.. .

 La Renaissance

C’est en 1467 que le pape Paul II décide que les robes des cardinaux précédemment teintes en pourpre le seront en rouge de cochenille.  Au XVI siècle l’amélioration du niveau de vie entraine une explosion de l’offre et la demande.

Les cochenilles viennent  de Turquie et d’Arménie  et sont exportées vers Venise Gênes, Marseille. L’Europe du nord utilise les cochenilles importées de Pologne.

 La découverte du continent américain va bouleverser le marché,  avec l’importation de cochenilles du Mexique,  de garance et de bois du Brésil. Au XVII siècle la production de cochenilles mexicaines est si  abondante qu’elle est exportée directement vers les Philippines et la Chine. En Europe l’engouement pour le rouge ne fait que croitre : Louis XIV fait habiller murs, fauteuils  et les rideaux des 435 lits royaux de cette couleur  cramoisie.

 

L’époque moderne

A la fin du XVII, puis au  XVIII siècle on assiste à une véritable explosion dans le domaine de la chimie. Les laboratoires se multiplient, donnant naissance à de nouvelles couleurs : par exemple, des alchimistes de Berlin découvrent accidentellement un bleu d’une grande force colorante, que l’on appellera le bleu de Prusse ; il sera fabriqué dés 1710, et sera reproduit sous diverses variantes à Paris, ou Anvers (bleu de Paris et bleu d’Anvers).

Les ateliers artisanaux de couleurs se transforment en de véritables laboratoires de chimie et en manufactures de production des couleurs. C’est la fin des préparateurs de couleur particuliers des artistes au profit des marchands de couleurs prêtes à l’emploi.

Le jaune très prisé est d’abord fabriqué à partir d’un minéral recueilli sur le Vésuve, le jaune de Naples. Puis il est produit artificiellement par fusion d’un mélange d’antimoine, de potassium, de plomb et de sel marin. La recette est alors recherchée puis copiée en France et en Angleterre puis fabriquée en quantité à Montpellier. Le chrome découvert en 1765 dans l’Oural est lui aussi l’objet de grandes expérimentations : le jaune de chrome…

 

Au XIX siècle, la production de couleur devient  industrielle : violet de  Bourgogne, bleu d’outremer, bleus de cobalt, verts et rouges de chrome, verts de cuivre et d’arsenic, jaune de Mars, blanc de zinc, blanc de plomb…..

L’indigo de Saint Dominique et de la Guadeloupe arrive en France par Bordeaux, Nantes et la Rochelle, puis acheminé à Marseille qui reste la plaque tournante de ce commerce. Il est alors vendu en Italie, en Suisse, et vers les anciens fournisseurs comme Smyrne, ou  l’Egypte.  Entre 1764 et 1775, le volume d’affaire est de 200 000 quintaux par an !!

En 1811, Napoléon, ré introduit la culture du Pastel en France sur 14 000 hectares. Malheureusement, ce renouveau est de courte durée car les anglais relancent massivement la culture de l’indigo aux Indes, (la monoculture intensive entrainera famines et révoltes au Bengale : guerre de l’indigo 1860-1867)

L’apogée de l’industrie chimique

En 1856, Perkin âgé de 18 ans, brevette et fonde la première usine de production d’un colorant de synthèse : la mauvéine.

La mauvéine fût à l’honneur en 1862, lors de l’apparition de la reine Victoria vêtue d’une robe teinte à la mauvéine. En réponse, l’impératrice Eugénie arborait à l’opéra de Paris une robe en soie teinte d’un nouveau vert lumineux !!

La course aux colorants de synthèse est ouverte : En 1860 le bleu de Lyon, en 1862 le premier  vert de synthèse à l’adéhyde (Mr. Cherpin), 1863 le violet d’Hoffman…….

Les brevets  se succèdent, mais il n’y a pas de fabrication économiquement fiable sans organisation de la production. L’industrie allemande le fera très bien.

Cette nouvelle organisation va ruiner les cultures traditionnelles  notamment de la garance en Hollande en Alsace et en France. Par exemple en 1881, le sud de la France produisait 50% de la demande de garance, et ne vend plus rien en 1886.

En 1880, Beyer réalise la synthèse de l’indigo et en 1904 l’Allemagne exporte 9 000 tonnes d’indigo synthétique mettant complètement à mal  la production indienne des anglais, ainsi que le trafic correspondant à Marseille.

Dés la fin du XIX on voit naitre les fabricants de couleurs tels que Winsor & Newton et Lefranc en France. Ils proposent toute une gamme de couleurs vives artificielles pas toujours aussi stables que leurs aînées minéraux.

L’époque contemporaine

Vers 1939 à la veille de la guerre en Europe, les industries de colorants sont surtout en Allemagne et aux Etats-Unis.

Actuellement cette industrie se concentre essentiellement en Angleterre, en Suisse et surtout au Japon qui contrôle presque tout le marché mondial, y compris celui des colorants naturels utilisés dans l’industrie médicamenteuse et alimentaire.

 Datation

 

Dans les méthodes de datation des peintures, l’étude chimique et microscopique des couleurs occupe une place déterminante.

En effet si le bleu  décelé dans la robe de la vierge d’un artiste primitif italien est du bleu de Prusse, contenant du fer et découvert en 1704, le tableau ne peut être un original ; de même pour un jaune de chrome (1765) dans un tableau présumé du XVII siècle !

L’analyse par activation neutronique (méthode nucléaire), permet de discerner dans un blanc de plomb des traces de zinc, d’argent ou de nickel et par là même les caractéristiques d’une provenance géographique ou d’une époque.

Autre exemple : le lapis-lazuli d’Afghanistan utilisé au moyen âge a un rapport isotopique du souffre différent du lapis-lazuli du Chili de l’époque moderne.

 

 

L’étude de l’histoire des pigments, leur recherche, leur utilisation, leur transformation, nous mène à travers un parcours  particulièrement fermé et secret du monde de la couleur. C’est une aventure artistique, technique, scientifique, économique, mais avant tout humaine.

 

Voici quelques exemples de pigments utilisés dans les couleurs à l’huile, à l'eau, à l'acrylique, à tempera.

  • Bleu
    • Historiques : indigo (végétal) et lapis-lazuli (minéral)
    • Minéraux de synthèse : bleu de cobalt, bleu de Prusse, bleu outremer, bleu de manganèse, bleu céruléum, turquoise de cobalt
    • Organiques de synthèse : bleu de phtalocyanine, turquoise de phtalocyanine, bleu d'indanthrène, bleu indigo
  • Rouge
    • Historiques : carmin ou kermès (puces cochenille), vermillon (cinabre, minium, sinopia, pourpre (murex)
    • Minéral naturel : ocre rouge
    • Organiques naturels : laque de garance véritable (végétal),
    • Minéraux de synthèse : oxyde de fer rouge, rouges de cadmium
    • Organiques de synthèse : rouge toluidine (hélios), rouge naphtol, laque d'alizarine, rose/magenta de quinacridone, rouge pérylène, rouge anthraquinonique, rouge pyrrole/DPP
  • Jaune
    • Historiques d'origine végétale : jaune safran (curcuma), jaune indien (issu de l'urine de bétail nourri de feuilles de manguier), gomme-gutte ou jaune du Cambodge, quercitrin et quercitron (gaude)
    • Historique d'origine minérale : jaune de Naples (antimoine), Orpiment (jaune de Perse)
    • Minéraux naturels : ocre jaune
    • Minéraux de synthèse : jaune de barite (baryum), jaune de chrome, jaune de cadmium, jaune auréoline (cobalt), oxyde de fer jaune, jaune de nickel titane, jaune de Mars, jaune bismuth/vanadium
    • Organiques de synthèse : jaune de Hansa/arylamide, jaune isoindolinone, jaune azoïque, jaune benzimidazolone , jaune dioxine de nickle
  • Orange
    • Historiques d'origine végétale : la gomme-gutte ou jaune du Cambodge.
    • Historique d'origine minérale : le minium (véritable mine de rouges/orangés), le rouge-orangé d'Andrinople, le rouge de carthame (quasiment un orangé), l'arséniate de cobalt (va du rouge au jaune, mais très toxique)
    • Minéraux de synthèse : orange de cadmium, orangé de Mars (oxyde de fer), orangé de cobalt
    • Organiques de synthèse : orange pyrazolone, orange benzimidazolone, orange isoindoline, orange pyrrole/DPP
  • Vert
    • Historiques : vert de Bohème, vert de vessie (nerprun, stil-de-grain, vert de malachite
    • Minéral naturel : terre verte
    • Minéraux de synthèse : vert oxyde de chrome, vert émeraude , bleu de cobalt
    • Organiques de synthèse : vert phtalocyanine, vert naphtol
  • Violet
    • Historiques : violet de Mars (hématite), caput mortum (tête de mort), maurelle (Chrozophora), orseille
    • Minéraux de synthèse : violet de cobalt, violet d'outremer, violet de manganèse
    • Organiques de synthèse : mauve dioxazine, violet pérylène, rose et violet quinacridone
  • Brun
    • Minéraux naturels : terre de Sienne (naturelle, brûlée), terre d'ombre (naturelle, brûlée), terre de Cassel
    • Organiques naturels : brun Van Dyck, sépia
    • Minéraux de synthèse : brun de Mars, brun minéral (chromate de zinc et fer)
    • Organiques de synthèse : brun azoïque, brun benzimidazolone, brun quinacridon

 

  • Noir
    • Historique d'origine animale : noir d'ivoire (à base d'ivoire à l'origine, os par la suite)
    • Historiques d'origine minérale : gris de Davy, noir de vigne, noir de campêche
    • Minéraux naturels : bitume de Judée
    • Minéraux de synthèse : noir d'ivoire, noir de fumée et/ou noir de suie et/ou noir de lampe, noir de Mars (oxyde de fer),
    • Organiques de synthèse : noir de pérylène
  • Blanc
    • Minéraux de synthèse : blanc de zinc, blanc de lithopone, blanc de titane (Dioxyde de titane, blanc de Meudon, blanc d'argent (céruse, toxique)

 

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Journées Européennes du Patrimoine

Pour la deuxième année consécutive l'atelier ouvre ses portes au public dans le cadre des journées Européennes du Patrimoine.

Explication à partir d'un tableau en cours de restauration, des notions de conservation et de restauration.

Cette année les pigments sont à l'honneur!

 

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31 août 2011

Nouvelle adresse !

l'atelier a maintenant déménagé.

La nouvelle adresse est:

13 rue Royale

Passage des sorbiers

74000 Annecy

En face de la poste centrale d'Annecy

Tel: 06 11 77 54 28

gauderique.devivie@hotmail.fr

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04 mai 2011

Exemple de retouches intégrées

Portrait de femme, XVIII ème siècle

                        Huile sur toile, 81 X 65 cm rentoiléeportrait_femme_XVIII_Nettoyage_et_retouches_J

Enlèvement de l'ancien vernis qui était devenu opaque suite à l'humidité: chancis

Mastic teinté, travail de la matière, c'est à dire de la texture de la couche peinte, et retouches intégrées au vernis.

 

 

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31 décembre 2006

Jeune fille

Gouache sur papier XX ème siècle

Exemple de nettoyage à sec sur papier.

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Acte des Apôtres

Huile sur toile-XVII ème siècle

115 X109 cm-Pas de signature

Un fort décollement de la couche picturale est visible sur toute la surface et particulèrement au niveau de la couture sur la tête:Nombreuses lacunes. Beaucoup de poussière est incrustée dans la trame.Le vernis est fortement oxydé formant un voile jaune et opaque.

Intervention:

Protection du tableau par un cartonnage de la face. Refixage par injection de colle par le dos.    Repassage: Les écailles sont refixées. Rentoilage, et remontage de la toile sur un châssis à clés, neuf et teinté. Pose du papier de bordage.

Enlèvement du vernis. Masticage des lacunes.Réintégration colorée à la peinture Restauro de Maïmeri. Pose d'un vernis final.

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03 octobre 2006

Quelques exemples

4a          4b

Marché aux poissons, huile sur toile, non signé, vers 187.

3a                                            3b

Cadrant d'horloge savoyarde, XIXème siècle, bois.

5a                                      5b

Le Christ au Mont des Oliviers, huile sur marbre, XVIIème siècle

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Déontologie

Ces différentes étapes s'effetuent dans le respect de l'oeuvre et de la notion de reversibilité de tout intervention.

Par son travail ,tant sur le support que sur la couche picturale,  le restaurateur  participe pleinement à la conservation d'une oeuvre, et lui rend son éclat.

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Restaurer

Le travail du restaurateur se divise en deux grandes étapes complémentaires.

Le RENTOILEUR effectue un travail de CONSERVATION. Il s'occupe de la structure, du support:
-Toile
-Bois
-Pierre
-Métal...
A l'atelier, je travaille avec des techniques à l'ancienne:
-Cartonnage (protection de la face)
-Refixage
-Pose de pièces-Fil à fil
-Rentoilage (doublage de la toile)
-Vérification du châssis...

Le RESTAURATEUR intervient sur la couche picturale:
-Nettoyage - Allègement du vernis -Enlèvement des anciens repeints
-Mise à niveau des lacunes
-Réintégration des couleurs
-Pose d'un vernis final et protecteur.

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Où me trouver

Conservation et restauration de tableaux
Gaudérique de Vivie
6, rue du lac
74000 Annecy
tel: 06-11-77-54-28
E-mail: gauderique.devivie@hotmail.fr

Les devis sont gratuits et sans engagement; ils peuvent se faire à l'atelier, ou chez vous si le tableau n'est pas tranportable.
Un défrayement vous sera demandé pour des devis au delà de 100 km.

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